PSYCHOLOGUE A DOMICILE - POITIERS

Marie Jeuland-Wallez

Psychologue pour enfants, familles, adolescents
Consultations à domicile, dans le département de la Vienne
Contact et prise de rendez vous au : 07.63.41.35.26

Le bilan psychologique


Le premier outil de travail du psychologue est la demande qui lui est adressée. La demande de bilan doit être justifiée et répondre à une problématique, car la situation d’évaluation n’est pas anodine. Ma priorité va être d’analyser cette demande, de comprendre et d’identifier avec l’aide des parents le type de difficultés auxquelles l’enfant est confronté. Lors de notre première rencontre nous retracerons ensemble le parcours de votre enfant, son histoire, l’histoire de sa famille et de ses difficultés. Il s’agit de repérer dans le développement de l’enfant (affectif, relationnel, scolaire…) les éléments qui pourraient avoir une incidence sur ses difficultés actuelles. Ce premier échange me permettra de formuler mes premières hypothèses et de cibler l’orientation de mes investigations et le choix de mes outils d’évaluations. L’évaluation n’est qu’un outil dans la pratique du psychologue, le bilan prend tout son sens au travers de son interprétation et sa mise en relation avec ses observations.

Le résultat du bilan psychologique, plus qu’un chiffre, est avant tout un portrait détaillé des compétences et de l’état psychologique de votre enfant. C’est une photographie à un temps T, autrement dit, rien n’est figé, au contraire, puisque l’enfant est par définition un être en développement. Le bilan permettra donc d’identifier les difficultés pour ensuite proposer une aide adaptée afin d’apporter à votre enfant les meilleures conditions de développement.


Les différents types de bilan


L'évaluation des compétences intellectuelles et cognitives


Appelée aussi test psychométrique ou test de QI, l’évaluation des compétences intellectuelles et cognitives a pour objectif de donner une représentation précise des capacités intellectuelles de l’enfant. Elle permet d’explorer comment l’enfant se situe face aux apprentissages, ses capacités de mémorisation, d’attention et de concentration. Il s’agit d’identifier ses points forts et ses points faibles, ainsi que les facteurs explicatifs permettant de proposer ensuite une remédiation adaptée pour l’aider à progresser.


L’évaluation de l’efficience cognitive peut répondre à divers besoins :



Les tests psychométriques sont protégés et à l’usage exclusif des psychologues. Ils ont été élaborés, standardisés et validés par des experts et leur utilisation est encadrée par le code de déontologie.


Le principe général de tous les tests psychométriques est le même. Il s’agit de comparer les résultats obtenus par l’enfant, aux résultats obtenus par un échantillon important d’enfants du même âge. C'est-à-dire que l’évaluation permet de mesurer ses compétences personnelles au regard des compétences attendues pour son âge.

Outre les résultats en termes de capacités intellectuelles, ce type de test permet également d’observer l’enfant en situation d’évaluation : gestion du stress, émotivité, motivations, persévérance…Autrement dit, la situation d’évaluation permet d’observer l’enfant face à ses difficultés et leur impact sur d’autres sphères de sa personnalité.


Le test le plus répandu et celui que j’utilise est le WISC IV, il s’adresse aux enfants de 6 à 16 ans. Il existe également la version pour les enfants de 2 à 7 ans (WPPSI III) et pour les adultes (WAIS III). Ce test se compose de 10 épreuves principales et 5 facultatives, reparties en 4 échelles :

L’évaluation des compétences scolaires


Le bilan psychologique peut également passer par des tests spécifiques. Leur utilisation est fonction de la demande et des besoins de l’enfant.

Les tests d’évaluation des compétences scolaires visent à la détection précoce des enfants dit « à risque » dans les cycles des apprentissages fondamentaux. Il en existe deux versions : l’ECS II pour les enfants de la grande section de maternelle au CE1 et l’ECS III pour les enfants du CE2 au CM2.

Les épreuves de ces tests permettent d’explorer les compétences liées à l’acquisition de la lecture (compréhension oral, décodage…), mais également les freins à cet apprentissage (retard de langage, difficultés d’automatisation…).

Les compétences visées sont :

Le principe de ces tests se base sur l’évaluation des compétences liées au traitement du langage oral en tant que précurseur du langage écrit.

Comme dans le test psychométrique, l’analyse des résultats se fait en rapport avec les compétences attendues pour la tranche d’âge de l’enfant. Ce type de test permet de déceler précocement les difficultés qui pourraient entraver les apprentissages scolaires. Associé à un WISC IV, il permet de fournir un profil complet du fonctionnement de l’enfant, d’identifier plus précisément l’origine des difficultés et d’y remédier efficacement.

Les épreuves projectives


Les techniques projectives permettent l’étude du fonctionnement psychique individuel dans une perspective dynamique. De façon générale, elles consistent à présenter à un individu un matériel peu structuré et à lui demander de le structurer à sa façon. La personne accomplira donc cette tâche en y projetant sa propre structure de personnalité. Les tests projectifs font appel à plusieurs types de fonctions mentales, telles que la perception visuelle, la perception auditive, les associations d’idées ou d’images, l’expression symbolique du dessin et de la couleur, etc.

Les tests projectifs confrontent le sujet à une situation à laquelle il répond suivant le sens qu’elle a pour lui, car les stimuli utilisés, faiblement structurés, peuvent donner lieu à un nombre très large de réponses. Il n’y a donc pas de bonnes ou de mauvaises réponses, le discours du sujet reflète, après analyse, ses traits de personnalité, ses mécanismes de défense, son mode de structuration. Les tests projectifs font appel aux mécanismes d’adaptation à la réalité et aux mécanismes de projection par lesquels se traduisent les éléments fantasmatiques et affectifs qui font la singularité du sujet.

Les techniques projectives sont multiples, il existe divers types de tests et de méthodes. Dans ma pratique j’utilise deux tests projectifs, en fonction de l’âge de l’enfant, le TAT de Murray et le CAT de Bellak.

J’utilise aussi beaucoup le dessin avec les enfants. C’est en premier lieu un bon médiateur dans la relation à l’enfant. Il permet d’établir un lien, d’échanger autour d’une activité ludique et d’aborder les difficultés de façon moins directe. Les productions ainsi réalisées permettent d’explorer le monde imaginaire et fantasmatique de l’enfant, d’appréhender ses relations avec son entourage et sa perception de lui même. Il peut se saisir de ce support pour exprimer ses craintes, ses souffrances ou ses questionnements. L’interprétation d’un dessin est toujours à prendre avec précaution et ne peut se faire qu’en lien avec le discours qui lui est associé.

Le jeu, également utilisé avec les enfants, peut être considéré comme une technique projective. En effet, le jeu permet la construction et le règlement de conflits internes et externes. Il est une expression et une régulation des pulsions, il contribue à la construction de l’identité personnelle. C’est une activité créative permettant de mettre en scène le vécu, les émotions et la sphère fantasmatique. Il aide à construire et à élaborer le réel. C’est une activité qui permet d’élaborer des conflits, de décharger et de gérer l’angoisse générée par ces conflits. Tout comme le dessin, par son approche ludique, c’est un bon médiateur dans la relation à l’enfant.